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January 7, 2020

Lorsqu’il est invité à en parler, Aimé Césaire affirme souvent que sa « poésie est péléenne[1] ». Le lecteur de ses textes constate que les paysages et les reliefs n’en finissent pas de trembler et de bouger. Volcanique, la terre antillaise subit la force impétueuse d’éléments qui font émerger des îles et déplacent des montagnes. Le regard porté sur la géographie accidentée du « pays natal » éveille le souvenir traumatisant d’une éruption tragique, celle de la Montagne Pelée : « et nous passerons au col du Désastre[2] » (436), rappelle le poète de Moi, laminaire… (1982). Cet ébranlement gigantesque des paysages s’est inscrit dans l’histoire de l’île à trave...

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